février 1st, 2009
C’est ce dimanche que se termine la Folle Journée de Nantes. Véronique Ceaux, la responsable des web-reporters ARTE, nous offre un peu de son temps pour une interview exclusive. Elle nous dresse un petit bilan du travail de son équipe (c’est nous!), qui, pour la première fois, s’est faufilée dans les coulisses de la Folle Journée, pour vous ramener tous ces beaux reportages !
Par Justine Sautjeau et Fabien Rousseau
Tags: folle journée, Nantes, veronique ceaux, web-reportage, web-reporters Posted in Dimanche 1er février, Web-reporter! | 1 Comment »
février 1st, 2009
Si le public français assimile la Folle Journée à la ville de Nantes, il ne faut pas oublier que depuis 2000, l’événement s’exporte. Lisbonne, Bilbao ou encore Rio de Janeiro peuvent se targuer d’accueillir un festival labellisé “Folle Journée”. Last but not least, le Japon l’héberge aussi depuis 2005. A l’occasion de cette 15ème édition nantaise, une importante délégation nippone se trouvait à Nantes.

Une nouvelle fois, c’est René Martin qui est à l’initiative de ce beau projet, nous explique Tanaka Hirozumi, responsable de la communication externe de la Folle Journée Tokyo. “Comme en France, la musique classique au Japon est considérée comme chère et élitiste. Les enfants, par exemple, n’y ont pas accès.” C’est de ce constat qu’est parti René Martin quand il est rentré en contact avec Kashimoto, entreprise pertenaire de l’événement. La Folle Journée pourrait alors jouer le même rôle de démocratisation de la musique classique qu’en France.
Alors que René Martin recherche un site équivalent à la Cité des Congrès de Nantes, le Tokyo International Forum se privatise. Structure similaire (bien qu’un peu plus grande) à notre CICN, ce forum accueille donc désormais la Folle Journée tokyoïte.
La machine sur les rails, reste l’organisation pure. Tanaka-san explique : “La première année était consacrée à Beethoven, et la seconde à Mozart. Celà vient d’une idée de René, qui juge que pour lancer le festival dans une nouvelle ville et fidéliser le public, il est préférable de commencer par ces deux monuments de la musique classique, connus de tous. A compter de la 3ème année, le thème de toutes les déclinaisons du festival s’aligne sur le programme nantais.” Il poursuit : “A quelques différences près, les artistes et leurs programmes sont les mêmes qu’à Nantes.” Le lancement officiel de ce nouvel opus japonais sera annoncé lors de la conférence de presse du 12 février prochain, à laquelle participera d’ailleurs René Martin.

Ils n’ont pas attendu cette conférence pour dévoiler l’affiche de la Folle Journée Tokyo 2009. Alors que celle de Nantes est revenue à un aspect plus austère que les éditions précédentes (souvenez-vous, Schubert et ses baskets !), celle de Tokyo nous présente un Bach très Flower Power, des marguerites dans les cheveux. Pourquoi cette différence ? “Nous avons été les premiers surpris ! C’est René Martin qui nous a fourni le visuel de l’affiche, et nous avons pensé retrouver la même à notre venue en France.” Il suppose qu’étant donné que “Bach ayant déjà eu une Folle Journée à lui à Nantes, le public est peut-être devenu plus exigeant sur ce thème, d’où cet élargissement à 150 ans de musique baroque allemande. Au Japon, c’est notre première, et on cherche toujours à surprendre le public.”
Depuis 2008, une deuxième ville japonaise accueille le festival. Il s’agit de Kanazawa (département d’Ishikawa). Suivant la logique des thèmes de la Folle Journée, cette Folle Journée Kanazawa 2009 sera consacrée à Mozart. Le défi est élevé car les deux déclinaisons nippones se déroulent au même moment. Ainsi, certains artistes se retrouveront à jouer Mozart le matin à Kanazawa, avant d’interpréter du Bach à Tokyo l’après-midi.

Quand on évoque ensuite la musique classique au Japon d’une manière plus générale, le visage de Tanaka Yasushi s’illumine. Editeur de presse spécialisée dans le domaine de la musique classique, il se définit également comme “classical sommelier“, un métier inventé pour l’occasion, qu’il définit comme tel : “à la manière d’un sommelier, je peux conseiller le public perdu devant un programme qui peut sembler aussi compliqué qu’une carte de vins bien fournie. J’ai donc un rôle de conseil auprès des spectateurs.”
Il poursuit : “Les Japonais entretiennent un rapport paradoxal avec la musique classique : elle est présente partout dans leur quotidien ; le Japon est le plus gros marché de musique classique avec les Etats-Unis ; il y a plus de 20 concerts de classique par jour à Tokyo ; on enseigne aux enfants les bases de cette musique ; et pourtant, seulement 2% de la population japonaise en écoute régulièrement. Le classique reste une musique d’élite, et c’est dans ce contexte que la Folle Journée a été exportée dans notre pays.”
Continuant dans le paradoxe, il évoque la fameuse méthode d’apprentissage Suzuki, qui consiste à apprendre la technique avant le solfège. Si le nombre de jeunes musiciens classiques est plus élevé au Japon que partout ailleurs, ceux-ci doivent se perfectionner en Occident s’ils veulent percer, pour comprendre ce que peut être “l’âme de la musique classique.” Pour lui, “lorsqu’un japonais écoute Bach ou Mozart en Europe, il le ressent différemment que sur l’archipel. Sans doute parce que la musique classique est née sur ce continent.”
Finissons sur une note plus triviale. En 2007, la Folle Journée Tokyo était accompagnée d’une compilation de musique classique labellisée Nodame Cantabile, du titre d’un manga à succès au Japon. Tanaka-san explique : “Il s’avère que le manga a été édité pour la première fois à peu près en même temps que notre première Folle Journée. Poussés par la curiosité, les éditeurs ont assisté à l’événement, pour offrir plus tard à leurs lecteurs et au public les musiques du manga. Dès lors, les lecteurs de Nodame se sont également rendus à la Folle Journée. C’est là une bonne occasion d’élargir le public de la musique classique“.
Si l’aventure vous tente, sachez que les éditions 2009 de la Folle Journée au Japon se dérouleront dans la première semaine de mai.
Thomas Hajdukowicz et Simon Rozé.
Tags: 2009, affiche, bach, Beethoven, Cité des Congrès, classical sommelier, classique, folle journée, international, Japon, Kanazawa, méthode Suzuki, Mozart, Nantes, Nodame Cantabile, René Martin, Schubert, Tanaka, Tokyo Posted in Dimanche 1er février | No Comments »
février 1st, 2009
Dans la navette de la TAN, c’est déjà la Folle Journée : les chauffeurs vous conduisent en costume baroque au son de la musique classique diffusée dans le bus. Au départ de l’opéra Graslin, en passant par Commerce, vous êtes sûrs d’être déjà dans l’ambiance du festival en arrivant à la Cité des Congrès.
Par Fabien Rousseau
Tags: bus, folle journée, Nantes, navette Posted in Dimanche 1er février, Web-reporter! | No Comments »
février 1st, 2009
Concert samedi dans le hall de la cité des congrés.
Isabelle Poirier
Tags: Cité des Congrès, concert, folle journée, Nantes, Web-reporter! Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
février 1st, 2009
La Folle Journée attire beaucoup de monde (en 2006 on a compté 112 000 spectateurs), alors forcément, quand quelque chose est joué dans le grand hall de la Cité des Congrès, nombreux sont les visiteurs qui s’aglutinent autour des musiciens en attendant le début de leur prochain concert…
Antoine Vitek
Tags: folle journée, Nantes Posted in Dimanche 1er février | No Comments »
février 1st, 2009
BAROQUE, adj. (du portugais BARROCO, perle irrégulière, 1531. Prend le sens que nous lui connaissons aujourd’hui en 1701) : dont l’irrégularité, l’étrangeté a un caractère choquant. n.m. et adj. (1788) : style architectural, pictural, littéraire dont les formes précieuses, contournées ou accentuées, s’opposent à celles de la Renaissance, à partir du XVIème siècle (le baroque s’oppose au classicisme). Larousse de la Langue Française, Tome A à K, 1977.
Qu’on ne s’y trompe pas. Ce soir, l’octette Uri Caine a démontré à son public ce qu’était la différence entre interpréter de la musique baroque et être baroque. Parce qu’au final, faire de la musique baroque, ça n’est pas si compliqué que ça (toutes proportions gardées) : il “suffit” d’être assidu au Conservatoire, d’avoir un minimum de talent et de technique, et hop, le tour est joué, et on peut interpréter n’importe quoi écrit sur une portée, de la comptine la plus basique à la symphonie retranscrite pour un instrument. Alors qu’être baroque, c’est une toute autre paire de manches. D’une part, il faut remplir les premières conditions énoncées ci-dessus, mais en plus il faut avoir le modus vivendi qui va avec. Or, l’octette Uri Caine l’a, ce modus vivendi. C’est pourquoi leur transcription des célèbrissimes Variations Goldberg remue autant les tripes, et est plus qu’un vibrant hommage à l’homme Bach.
Uri Caine est un pianiste et un compositeur de premier ordre. N’hésitant pas à mélanger les genres, il a fait de la transcription d’oeuvres classiques dans des styles plus contemporains sa spécialité. Cette réinterprétation en est le parfait exemple.

Il faut d’abord observer la scène : Uri Caine au piano et Kenny Davis à la contrebasse, vêtus du noir sobre des beatniks jazz type 50’s ; Barbara Walker au chant, parée des atours que l’on attribue aux divas de la soul, nimbée de bleu sur sa tenue noire ; Joyce Hammann au violon, habillé très classiquement en concertiste, à ceci prêt que le noir de ses vêtements est relevé d’un peu de couleur (originalité due à l’environnement musical, sans doute) ; DJ Olive aux machines, porte la queue de cheval, le bouc et le T-shirt de groupe obscur de ceux qui fréquentent les milieux un peu hypster de l’électro ; et le trio composé de Chris Speed aux bois, de Jim Black aux percussions et de Alain Vankenhove à la trompette, est résolument jazz, dans le ramage comme dans le plumage. Cette troupe bigarrée qu’on imagine assez mal cohabiter livre pourtant un jeu des Variations tout à fait surprenant, riche, et rafraîchissant.
A l’image de l’octette, la musique surfe sur tous les genres : classique (on ne peut y échapper), jazz (free ou non), soul music (avec les interventions folles de Barbara Walker, en semi-impro), hip-hop, musique concrète (ne serait-ce que parce que DJ Olive sample par moment le Psyché Rock extrait de la Messe pour le Temps Présent de Pierre Henry), klezmer, gospel, fanfare tzigane, bossa nova, tango, marriachi,… Tout y passe ! Quel lien avec l’oeuvre originale de Bach alors ? Et bien tout simplement le fait que, malgré la déconstruction semblante de l’oeuvre, les changements de rythmes et les rajouts ou suppressions de fioritures, la musique suit toujours un même thème (même s’il faut parfois faire un effort pour pouvoir le distinguer). Tempérons le propos en soulignant que qui ne connaît pas un minimum les Variations se sentira un peu perdu. Mais ça, ça reste à la discrétion de chacun, le profane pouvant tout autant apprécier ce travail.
Alors, est-ce que c’est baroque ? Oui, oui, oui, et re-oui !!! Les rares séquences de ce qui pourrait se rapprocher le plus du classique correspondent plus que jamais à la définition première du mot : Joyce Hammann manie son violon de tel sorte que le son qui en sort est sale et distordu, avec un grain très rugueux. Et les rares fois où Kenny Davis se sert de son archet pour jouer de sa contrebasse, c’est pour ne faire quasiment que des glissando. Et Jim Black, expériementateur sonore taré de génie, fait plus penser au batteur fou du Muppet Show qu’à un véritable percussionniste. C’est crade, un peu bancale, souvent foutraque : c’est baroque. Et de ces dissonances naît l’harmonie.
Pourtant, malgré le vernis contemporain de cette transcription, l’oeuvre transpire Bach par tous les pores. Elle s’ouvre et se clôt par des Aria (comme chez Bach). Elle joue bien évidemment sur le thème de la variation autour d’un même air (comme Bach). Et un fort message religieux est transmis par le chant de Barbabra Walker (comme dans les travaux de Bach).

Alors, oui, quelques esprits chagrins considèreront que ce n’est pas ça, Bach, et que le compositeur doit s’être retourné plus d’une fois dans sa tombe ce soir. Mais ils se trompent : l’octette Uri Caine nous rappelle que la musique, baroque ou non, ne se joue pas. Elle se vit !!! Observez les musiciens comme ils sont heureux de jouer. Observer la chanteuse qui déambule sur scène et joue avec le public. Observez le sourire permanent sur le visage de Jim Black, ou la tête de Chris Speed, dodelinante en rythme. Vous comprendrez l’essence même de l’art musical, et pourrez alors pleinement appréciez cette citation de William Shakespeare : “Si la musique nourrit l’amour, alors jouons !” Donc rien que pour ça, on ne peut que remercier chaleureusement l’octette Uri Caine (et Uri Caine, donc) d’avoir choisi la Folle Journée et Nantes pour la première représentation mondiale de ce bijou.
Thomas Hajdukowicz et Simon Rozé
Tags: 2009, bach, Barbara Walker, bossa nova, folle journée, hip-hop, jazz, klezmer, musique concrète, Nantes, Pierre Henry, Salle Liepzig, soul, tango, Uri Caine, variations goldberg Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
janvier 31st, 2009
Par Justine Sautjeau

La Folle Journée, c’est la fête de la musique Classique. Alors impossible de passer à côté d’un instrument de taille : le piano.
Magnifiques pour certains, sublimes pour d’autres, Claire Désert et Emmanuel Strosser en ont impressionné plus d’un lors de leur duo de piano, vendredi, à la salle Leipzig. Les deux passionnés de musique de chambre ont interprété avec brio Jean-Sébastien Bach mais aussi Ferruccio Busoni, emportant ainsi un public varié dans leur univers: retraités, étudiants, mais aussi classes de primaires étaient présents pour assister à ce beau duo.
Un petit problème de partition capricieuse n’a pas (trop) troublé Emmanuel Strosser qui a su assurer tout au long de ce concert ; quant à Claire Désert, complètement habitée par la musique, c’est non sans énergie et grâce qu’elle a amusé les touches noires et blanches. Fermez les yeux, faîtes abstraction de la mélodie même, et imaginez ces mains se baladant sur le piano… Il n’y a que de cette façon que vous pourrez évaluer la grandeur du talent de ces pianistes, et comprendre cette “trans” qui semble les envahir dès la première note. La tête se secoue, le corps bascule, la main s’élance, et les yeux du public s’écarquillent en voyant ces deux musiciens se répondre par le biais de la musique. Rapidité, précision et élégance sont les maîtres mots de ce duo.
Un concert impressionnant, donc, qui a convaincu les connaisseurs mais aussi les plus curieux qui n’étaient pas encore converti au Classique !
Ce samedi, dans la même salle, c’était au tour du hongrois Dezsö Ranki de jouer Quinze Inventions puis Quinze Sinfonias de Bach. Moins impressionant à écouter qu’un duo/duel de piano, certes, mais question technique, il n’y a pas à discuter. Pianiste international, Dezsö Ranki joue depuis des années avec les plus grands orchestres philarmoniques. Et bien que la salle semblait moins remplie que la veille, il a enchaîné les thèmes, ne se laissant pas déconcentré par quelques chuchotements et autres “toussotements” (d’ailleurs, avez-vous remarqué que le public ne tousse que lorsque le musicien s’arrête ? étrange…).
Il faut l’avouer, ça a été difficile - pour les plus jeunes en tout cas! - de ne pas décrocher quelques secondes… Des jeunes peut-être encore sous le charme du Renegades Steel Band, qui sait…
Néanmoins, ça démontre qu’encore une fois qu’il y en a pour tous les goûts, et ce sera encore le cas demain, notamment avec Shani Diluka (piano, Salle Weimar) et Les Violoncelles Français (Salle Leipzig) qui ouvriront le bal de ce dernier jour de Folie…
Tags: classique, folle, journée, Nantes, piano, ranki, strosser Posted in Non classé | No Comments »
janvier 31st, 2009
Deux amies d’enfance d’origine suisse ont fait le voyage à Nantes pour la Folle journée.
Michel Alary
Tags: folle journée, interview, Nantes, public, web-reporters Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
janvier 31st, 2009

“La Folle Journée de Nantes: De Schütz à Bach”. On ne nous a pas menti, Schütz est également mis à l’honneur cette année. Mais alors pourquoi tout le monde n’en a que pour Jean-Sébastien Bach? Qui est Schütz? Nous avons mis les spectateurs de la Folle Journée à contribution pour répondre à cette épineuse question.
Ca commence bien, “Schütz devait être contemporrain à Bach et à dû l’inspirer. En fait cet autrichien ou allemand était plus connu que son homologue. C’est là que Bach a tiré son épingle du jeu“. On progresse. Notre investigation nous mène à rencontrer un groupe d’alsaciens assis sur les banquettes du sous-sol. Bonne pioche cette fois, “vous savez que l’on a chanté du Schütz? C’est d’ailleurs ce qu’il manque cette année, des choeurs d’enfants sur de la musique de Schütz, c’est sublime“. Oui mais, c’était qui? “Un des inspirateurs de Bach“, nous répondent-ils. On n’en apprendra pas plus mis à part que c’est plutôt dur à chanter.
Notre prochaine rencontre acquiesce, “je ne connais pas son histoire mais ses morceaux ne sont pas les plus accessible.” Puis les déconvenues s’enchaînent, allant du “euuuh” au “excusez-moi pour lui!“. Même les violonistes s’y mettent, “je sais qu’on l’associe à Bach mais je ne connais pas du tout Schütz“. Le désespoir commence alors à nous saisir. Devra-t-on se résoudre à faire des recherches internet pour répondre à cette question qui nous hante? Et puis vient l’espoir, les stands de professionnels. Las, le refrain est le même que ce soit à l’officine du magasin de musique ou celui de la librairie spécialisée. Et soudainement, lorsque nous allions baisser les bras, lorsque nos soupirs commençaient à couvrir le bruit des cuivres de la Grande Halle de Lübeck, Emmanuel Reibel, auteur d’un livre en dédicace nous apparaît. “Ah, Schütz. Heinrich Schütz. Le premier grand musicien allemand, un siècle avant Bach“. Et il nous explique. “Schütz a vécu dans une Allemagne déchirée par la guerre de 30 ans, qui a laissé un pays ravagé. Il est surtout connu pour être un fervent auteur religieux, mais aussi pour sa synthèse entre la musique moderne italienne de l’époque et la musique traditionelle germanique“. Mais pourquoi personne ne le connaît alors? Emmanuel Reibel nous explique alors que “Bach reste un tel point d’accroche, qu’il a en quelque sorte éclipsé tous les autres auteurs baroque allemands“.
A la Folle Journée donc de réparer l’erreur. Celà semble mal engagé, car notre petite enquête nous a montré que visiblement, beaucoup de monde aurait souhaité avoir une programmation plus importante et accessible de l’oeuvre de Schütz.
Simon Rozé et Thomas Hajdukowicz
Tags: 2009, bach, Cité des Congrès, Emmanuel Reibel, folle journée, musique classique, Nantes, Schütz Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
janvier 31st, 2009
L’inconditionnel de la Folle Journée 2009 l’aura remarqué. S’il y a bien un air récurrent cette année, c’est le premier mouvement du 3ème concerto Brandebourgeois de Jean-Sébastien Bach. Il se suffit de se promener du côté du kiosque de la Grande Halle de Lübeck pour s’en rendre compte. Là, régulièrement, les élèves ou membres d’écoles de musique ou ensembles instrumentaux de la région interprètent des retranscriptions des plus grandes oeuvres baroques.
Nathalie Texier et Hedy Regida, encadrants de la section percussions du Conservatoire de Musique de Nantes, commentent le succès de cette oeuvre. L’interprétation de morceaux allemands du XVIIème siècle par leurs élèves n’échappe pas à cette règle : le 3ème concerto Brandebourgeois a été joué à deux reprises, une première fois pendant le set prévu, et une deuxième fois en rappel.

“L’avantage pour nous de jouer le Brandebourgeois, c’est que les partitions ne demandent pas de réamenagement.“, commente-t-il. “Sachant que ce morceau a été écrit pour des ensembles à cordes, et que les tessitures de ces instruments correspond aux notres, celà simplifie considérablement notre tâche.” Il rappelle cependant que, si le célèbre concerto est joué, d’autres oeuvres autrement moins connues sont aussi interprétées. “Mais on se doit de répondre à certaines attentes du public. Le festivalier qui se promène et qui entend les premières notes de cet air fameux va se dire qu’il connaît effectivement cet air fameux, et va s’arrêter un instant.” Peut-être suffisament de temps pour découvrir ensuite d’autres travaux moins connus.
Quoi qu’il en soit, vous avez jusqu’à demain pour écouter ces retranscriptions toujours plaisantes, pour guitares classiques comme pour percussions, et bien d’autres.
Thomas Hajdukowicz
Tags: 2009, 3ème concerto Brandebourgeois, bach, Cité des Congrès, classique, Conservatoire de Nantes, folle journée, marimba, Nantes, percussions, vibraphone Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
janvier 31st, 2009
Tout comme le public, les médias ne s’y sont pas trompés, ils se sont déplacés en masse pour pouvoir retransmettre la majeure partie du festival des folles journées. Interviews, retransmissions de concerts, émissions en direct, … Tout est fait pour couvrir le grand évènement de musique classique. De France 3 à ARTE, en passant pas Ouest-France, PRUN’, France Culture, FIP, Le Mouv’, France Bleu, etc. Les notes de musique de J-S. Bach parviendront forcément à vos oreilles.
Par Alexis Réthoré et Julien Moreau
Tags: bach, Folles Journées, Média, Nantes Posted in Samedi 31 janvier, Web-reporter! | No Comments »
janvier 31st, 2009
Les auditeurs de longue date de France Inter reconnaîtraient sa voix entre mille. Présent dans la Cité des Ducs ce week-end pour les matinales d’Inter (7h-9h), Stéphane Paoli est conquis par la Folle Journée.
“La Folle Journée? D’abord parce qu’il y a Folle dedans, ce qui est forcément bon signe“, commence-t-il. “C’est la culture et la musique pour tous à Nantes, ville réputée pour son dynamisme culturel“, continue-t-il. Enfin, “Bach reste tout de même la clé de voute de la musique contemporaine; l’ambiance ici est unique, rare.”
Il admet quand même qu’il s’agit de sa première fois, ce qui explique sans doute son étonnement et son enthousiasme vis à vis de cette manifestation. “La densité, la richesse de cette Folle Journée ne peuvent que toucher la conscience du public. Le partage entre ce public et des interprètes livrant des performances de haut niveau en devient jubilatoire, tout en laissant une impression de tranquilité, de sérénité“.

Sous le charme, il souligne “la qualité d’écoute, impressionnante tant par l’accoustique que par la posture qu’adoptent les spectateurs“. Il poursuit sur l’engagement des interprètes en prenant pour exemple Anne Quéfélec, qui enchaîne les concerts à un rythme incroyable depuis près d’une semaine.
Justement, la taille de cet événement, la profusion de musique classique qui fait gloser les détracteurs de la Folle Journée, qu’en pense-t-il? “On s’en fout! C’est gros et c’est ça qui est génial! Forcément il y a des défauts, mais il faut savoir passer outre. L’organisation même de ce festival fait de la musique un élément essentiel du lien social. Rien que celà marque un acte politique fort, et place par la même la culture au sein de la Cité“.
On risque donc de le croiser à Nantes l’an prochain. “Si Dieu me laisse encore une année!“, répond-il, goguenard.
Simon Rozé et Thomas Hajdukowicz
Tags: 2009, Anne Quéfélec, bach, Cité des Congrès, folle journée, France Inter, musique classique, Nantes, Radio, Stéphane Paoli Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
janvier 31st, 2009
Pause-café devant l’entrée de la Cité des congrés pour les musiciens.
Isabelle Poirier
Tags: folle journée, musicien, musqiue, Nantes Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
janvier 31st, 2009
Des applaudissements bien mérités…
Isabelle Poirier
Tags: folle journée, Nantes, pianiste, Zhu Xiao-Mei Posted in Samedi 31 janvier | 2 Comments »
janvier 31st, 2009

Croisée à la fin de sa représentation sur la scène de la Grande Halle de Lübech, Céline est harpiste. Accompagnée de 24 autres confrères et consoeurs, ainsi que 2 flûtistes, la jeune femme de 20 ans, n’en est pas à sa première Folle Journée. Jouant de la harpe depuis maintenant 12 ans à l’école de musique de Saint-Herblain, notre musicienne est rompue aux difficultés de cet instrument. En effet, elle et ses camarades en étaient déjà à leur 5ème représentation en attendant dimanche matin. Ils ont également participé à l’essor de la Folle Journée en pays ligérien. Car oui! La Folle Journée ça ne se passe plus qu’à Nantes! Ils se sont donc produits le week-end dernier à Saint-Nazaire du côté de la base sous-marine. Un cadre et un exercice que notre amie a visiblement apprecié.
Ce qu’elle aime le plus lors de ces Folles Journées? De son propre aveu, la proximité avec le public. “Les gens viennent discuter avec nous“, nous explique-t-elle. ”Ils viennent poser des questions sur la harpe“.
D’ailleurs, jouer Bach avec une harpe? Elle poursuit, “C’est possible car notre professeur en a retranscrit des oeuvres avec des arrangements pour duo et trio“. De toutes ces oeuvres retranscrites, c’est le Prélude en Mi bémol majeur de la Partita n°3 qui soulève son coeur. Et le notre avec.
Simon Rozé
Tags: bach, classique, folle journée, harpe, musique, Nantes Posted in Samedi 31 janvier | No Comments »
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